De la confiture pour les cochons.

De la confiture pour les cochons.

Vous vous attendiez peut être à un énième article sur le prix du porc mais c’est d’une toute autre histoire dont il est question ici. Le titre reflète sans doute ce que certains sont amenés à penser : que leur salaire pour un travail long et pénible est injustement bas et que ce salarié de la SNCF ne devrait pas se plaindre.

Payé 5 000 euros par mois sans affectation, il est payé à ne rien faire, et n’est pas satisfait.

La première réaction à cette nouvelle que tu peux avoir, c’est de croire qu’avec 5000 euros par mois sans avoir rien à faire, tu pourrais être le plus heureux du monde.

Manifestement ça ne correspond pas à ce que ressent cet homme qui depuis 12 ans tente d’obtenir justice. A quelques mois de la retraite, n’ayant eu ni gain de cause auparavant ni une affectation, il demande maintenant des dommages et intérêts pour le préjudice subi.

Si tu regardes une situation selon tes propres critères, c’est ta solution qui prime

Quels sont les enjeux :

M. Simon souhaite être reconnu et obtenir de l’argent pour partir en retraite avec une somme qui réparerait le préjudice dont il se sent victime.

La SNCF doit trouver une affectation (la loi oblige l’employeur à fournir du travail en contrepartie d’un salaire), elle ne peut apparemment pas licencier M. Simon mais souhaite clore l’affaire.

Les faits maintenant, et là il est difficile de déterminer le vrai du faux sans pouvoir vérifier.

M. Simon a, semble-t-il, alerté sur des manœuvres de corruption.

La SNCF ne peut pas (semble-t-il) licencier M. Simon.

Les quatre propositions d’affectations n’ont pas été transformées en affectations définitives.

M. Simon a vécu pendant 12 ans, en quête d’une reconnaissance, d’une prise en compte de son état de lanceur d’alerte.

M. Simon est resté pendant 12 ans sans affectation.

Aujourd’hui, les hommes politiques sont appelés à la rescousse par M. Simon pour que les choses bougent et pour imposer sa vision.

La SNCF par voie de presse (semble-t-il) a signifié à M. Simon une date d’affectation proche sans plus de précision.

Les faits sont universels, les ressentis, individuels.

Les éléments qui enveniment les choses :

M. Simon, malgré l’échec de ses actions, reste dans une entreprise qui ne fait pas cas de lui.

La SNCF n’a pas donné d’affectation.

Les ressentis de M. Simon n’ont pas été reconnus.

Les surenchères de part et d’autre dressent chacun sur son point de vue.

En bref

Finalement, la résignation de part et d’autre, entrecoupée de tentatives de domination a permis à ce conflit de perdurer pendant toutes ces années. Aujourd’hui la retraite est en vue, venant ré-alimenter le conflit en offrant une raison supplémentaire de tenter une action et une raison supplémentaire d’étouffer le conflit.

En effet, une fois à la retraite, chacun aura moins de prise et aura plus de mal à maintenir ce conflit. A l’heure actuelle, ni l’un ni l’autre ne semble envisager une issue par la médiation. L’un fait une nouvelle demande de réparation financière en contrepartie d’un manque de reconnaissance, l’autre va autoritairement signifier une affectation.

Solutions possibles :

Tout d’abord les solutions représentant la suite logique des évènements actuels :

  • Les procédures judiciaires
  • Imposer une affectation
  • Faire craquer le salarié
  • Se mettre en maladie
  • Le suicide
  • Maintenir la situation en l’état
  • Dresser des avertissements pour faute à la moindre faute afin d’en arriver à un licenciement pour faute, voire faute lourde ou grave.

Pour ces premières alternatives, nul besoin d’aide extérieure, encore moins d’un médiateur professionnel, peut-être d’un tiers de bonne foi et bardé de bonnes intentions.

Pour les trois alternatives suivantes, les protagonistes ont déjà tenté l’altérité mais n’ont pas réussi, par méconnaissance, par maladresse, à se tenir sur ce chemin exigeant. Un médiateur professionnel peut les accompagner pour l’une de ces trois solutions :

  • Reprendre le salarié dans son affectation initiale après l’apurement des ressentis
  • Modifier son affectation en fonction des besoins des uns et des autres
  • Mettre un terme à la relation de manière consensuelle, chacun en étant le moins perdant possible.

Changer de paradigme pour changer le résultat

La surenchère procédurale est le reflet de la méconnaissance par les parties d’une autre solution qui pourtant est la base de la relation, la confiance. La confiance est la base de la qualité relationnelle, domaine sur lequel interviennent les médiateurs professionnels. Elle est aussi le reflet d’une stratégie comportementale incitée par les habitudes, les us et coutumes nationales, les conseillers divers et variés.

Ce qui a été un échec jusqu’à maintenant ne se transformera pas en réussite parce que la solution sera tentée une nouvelle fois.

Pour que le résultat change, il faut changer de façon de faire, d’envisager les choses.

Changer de paradigme.

Essayez la qualité relationnelle par le biais d’un médiateur professionnel, chacun d’entre nous vous expliquera comment. Pour le trouver, c’est simple comme « Allo » : www.allomediateur.com

 

 

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articles de presse :

http://www.franceinfo.fr/vie-quotidienne/transports/article/sncf-un-cheminot-se-plaint-d-etre-paye-5-000-euros-ne-rien-faire-716583

 

http://www.lunion.com/529535/article/2015-08-17/un-saint-quentinois-paye-5000-euros-par-mois-depuis-12-ans-pour%E2%80%A6-rester-chez-lui

 

Jérôme Messinguiral

Jérôme Messinguiral

Médiateur professionnel, chargé de communication de la médiation professionnelle (EPMN - CPMN - ViaMédiation) Secrétaire Général de ViaMédiation



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