Création de l’Association Nationale de la Justice Réparatrice

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Lors d’une conférence de presse au Sénat, le 30 novembre 2010, Stéphane Jacquot, élu local UMP de Châtillon (Hauts-de-Seine) a annoncé la création de l’Association nationale de la justice réparatrice (ANJR), structure qu’il va présider. Son intention, a-t-il expliqué, est de favoriser, « par une médiation participative » les échanges entre victimes et auteurs de crimes ou de délits, dans un objectif réparateur pour les victimes, mais également de lutte contre la récidive.

« La justice réparatrice a fait ses preuves dans certains pays, comme en Nouvelle-Zélande, en Australie, au Canada ou encore en Afrique du Sud avec la mise en place des Commissions de vérité et de réconciliation et fait l’objet de plusieurs études au Conseil de l’Europe, ainsi qu’à l’ONU » annonce ainsi la toute nouvelle association qui souhaite qu’elle « trouve place dans le système judiciaire français ».

La justice réparatrice est orientée vers la réparation des dommages causés par un acte, qu’il soit criminel ou délictuel. La victime ou sa famille est donc au cœur de ce processus, pour que l’auteur « prenne conscience de la répercussion de son acte et répare le mal causé, dans la mesure du possible », explique Stéphane Jacquot qui souligne que « au-delà du jugement et de la sanction, la justice réparatrice cherche l’apaisement dans des circonstances dramatiques et apporte une réponse aux incompréhensions qui résultent de l’acte ». Vaste programme !

L’idée de fonder une telle association, a également expliqué Stéphane Jacquot, vient directement d’une expérience personnelle, puisque cet élu a été directement touché, en 2004, par le meurtre d’une amie proche. Il aurait alors « accompagné », plusieurs années durant, l’époux de la victime, désireux d’entrer en contact avec l’assassin.

À noter que parmi les membres fondateurs de cette association figure également la famille Chenu, dont le fils homosexuel avait été assassiné à Reims en 2002 par trois skinheads, et qui a correspondu durant une année et demie avec l’un des assassins.

Du côté de ses administrateurs, l’ANJR compte également quelques magistrats, des politiques, toutes tendances confondues, notamment l’ancienne ministre Christine Boutin, Présidente du Parti Chrétien-Démocrate, consulteur du Conseil pontifical pour la famille, et dont les positions successives contre l’avortement, contre l’euthanasie, contre le PACS ou, sans être exhaustif, contre l’adoption d’enfants par les couples homosexuels, ont marqué le parcours.

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1 Commentaire sur "Création de l’Association Nationale de la Justice Réparatrice"

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MAUREL
Invité

Bonjour,
J’ai pu voir une émission télévisée au cours de laquelle j’ai fait la connaissance de votre association nationale. Votre structure intervient-elle sur tout le territoire ? Peut-on y adhérer et y intervenir ? Je vous remercie de bien vouloir donner réponse à ma demande nuagedansant@orange.fr

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