Le riche, la presse et le médiateur professionnel

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Ce weekend du 8 septembre 2012 a marqué l’annonce de la demande de naturalisation d’une des grandes fortunes françaises dans un pays réputé peut-être  pour les “facilités” qu’il accorde à la gestion de tels patrimoines.. L’annonce faite a immédiatement porté cette affaire à la une de tous les médias.

Annonces, enquêtes, commentaires plus ou moins marqués,  interprétations… dérives, réactions épidermiques.

Les médiateurs professionnels reconnaîtront bien là nombre de surenchères – Les jugements de toutes sortes ne se sont pas faits attendre au sein d’une population fatiguée du contexte actuel –  et la vindicte populaire a sans doute trouvé dans la “une” d’un journal bien connu le moyen de voir son exaspération  s’exprimer : Libération s’est-il laissé aller ?

  • Mais  comment se fait-il que toi médiateur tu ne te joignes pas à nous pour “dénoncer” ce comportement de voyou ?
  • Qu’en savez vous concrètement ? avez vous des éléments avérés qui autorisent ce “buzz médiatique” ?

Le médiateur se tournera vers les uns et les autres pour rechercher effectivement les faits concrets, les surenchères et autres éléments de contexte qui amènent toutes ces distorsions. Il constate en effet tout ce “bruit”, ces tensions, ces dérives. Il peut se demander si :

  • Cet évènement a t il été, pour les uns,  l’occasion de faire du chiffre par le biais d’un buzz bien organisé?
  • L’autre partie a t-elle des objectifs concrets de fuite de capitaux – peut-être d’ailleurs s’y prendraient -il autrement ! !
  • Et finalement si les instances européennes prenaient certaines mesures pour éviter tout cela?

La vision du médiateur dans une situation aiguë et médiatisée permet de prendre du champ et d’avoir une analyse plus sereine des évènements qui se déroulent – je ne sais pas et nous allons en parler pour rechercher un peu plus de clarté dans cette situation – c’est  un positionnement à proposer à tous ces acteurs afin que ce qui s’est passé ce weekend ne soit pas annonciateur de comportements plus violents dans un contexte économique et social qui se dégrade.