Quelques jours avant la rentrée une polémique étonnante a éclaté. De nouveaux chapitres dans les manuels de SVT (science et vie de la terre) de première en sont la raison, deux chapitres intitulés « Devenir homme ou femme » et « Vivre sa sexualité » expliquent que cette identité ne peut être le seul fait du sexe biologique, l’éducation et les normes intériorisées viennent conforter ou infirmer la biologie.

Il suffit pour cela de regarder les chiffres de demande de prise en charge de traitement ou d’intervention chirurgicale de transsexuels, les transsexuels font partis de notre société et il faut pouvoir en parler.

Refuser de parler d’un sujet rend tabou le sujet lui même et interdit toute assimilation des faits. Comment comprendre un fait si on se refuse à regarder les faits de façon pragmatique… à vouloir refuser la discussion on risque de tomber dans un extrémisme des réactions. La corrélation du nombre de suicides des jeunes en quête et en conflit avec leur identité sexuelle est un fait.

Retour sur une évidence : être homme ou femme dépend biologiquement de ses gènes mais ce que l’on est correspond-il vraiment à ce que l’on sent être…

Ce tigre est un prédateur qui normalement ne devrait faire qu’une bouchée de ces porcs, et pourtant il n’en est rien. Jamais on aurait pu imaginer que cela soit possible, les limites de notre imagination sont un problème en soit, se censurant soi même on se prive de solutions, on restreint le champ des possibles. Ne voyant plus qu’une seule solution on la défend encore plus âprement… on utilise la contrainte, propre aux conflits.

Suis je homme, suis je femme… la question en elle même n’a que peut d’intérêt, par principe on nait, on est et donc on existe, pourtant partout autour de nous nous sommes agressés à tout moment par des représentations genrées (un homme avec une voiture puissante, une femme avec un parfum qui hypnotise, des femmes servant de faire valoir pour vendre une voiture, un homme violent…) cette dichotomie est parfois utilisée pour argumenter que la différence justifie l’inégalité, différents donc des droits différents…

Là où l’imagination intervient c’est sur sa propre construction de ce que l’on est, de la nécessité que chacun a de se sentir faire partie d’un groupe défini, l’imagination doit permettre de trouver une autre façon de concevoir son appartenance au monde. Des hommes aimants des hommes, des femmes aimants des femmes, des hommes et des femmes changeant de sexe, la bissexualité, les trans-genres… des multitudes de possibilités existent, ce qui compte c’est de prendre en compte les faits et les conséquences de chaque possibilité et de faire des choix éclairés, et la façon la plus efficace d’y parvenir reste…le dialogue, la confrontation des idées.

En parler à l’école constitue donc un geste de médiation, une possibilité offerte aux lycéens de déparasiter leur réflexion sur le genre et prendre des décisions pragmatiques.

Les réactions sur ce sujet sont épidermiques, émotionnelles, absolue, quelques exemples de réactions :

Education : « La théorie du genre bouleverse les stéréotypes des adultes » et réactions de Christine Boutin

 

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2 Commentaires sur "La polémique sur le genre, un manque d’imagination"

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