Ban Ki-moon pour la médiation des Etats face aux conflits armés

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Le huitième secrétaire général de l’Organisation des Nations Unis, Ban ki-Moon, a répété le mercredi 23 mai qu’il pense que la médiation des États est absolument indispensable avant tout conflit armé. Cette position ne lui est pas nouvelle, mais il apparait clairement que Ban Ki-Moon dénoncerait ainsi des initiatives guerrières prises ces derniers mois. Il tendrait également à prévenir des tentatives d’interventions, notamment en Syrie. En effet, le retrait des troupes en Afghanistan pourrait libérer des velléités.  Il indique aux différents gouvernements qu’ils sont les acteurs du devenir d’une situation difficile dans un pays. Ils sont confrontés à l’alternative suivante : soit les États financent l’une ou l’autre des parties, soit ils financent des interventions de médiateurs. Ce choix caractérise la responsabilité des États dans les conflits armés, et donc des dirigeants des pays qui les représentent.

Toutefois, le cadre imposé par le secrétaire général de l’ONU risquerait de limiter les possibilités d’intervention des médiateurs agréés par les États :

« Les médiateurs doivent apporter leur aide pour veiller à ce que les auteurs de crimes internationaux graves ne puissent pas obtenir l’amnistie dans le cadre d’accords de paix. Ils doivent en outre forger des accords de paix qui posent les jalons de la réconciliation », indique-t-il.

Les médiateurs politiques se trouvent privés d’une totale indépendance. Ils sont soumis à des règles qui dépendent des conceptions politiques dominantes à l’ONU. On sait que du héros au criminel, dans les conflits armés, il y a une marge plus que floue.