Symposium de la médiation professionnelle 2013

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600px-Symposium-2013-horizontal-inscriptionLa médiation professionnelle a son événement unique à la Bibliothèque Nationale de France cette année encore, les 17 et 18 octobre. La mobilisation est forte pour que cet évènement historique marque les mémoires : nous lançons un droit nouveau, le droit à la médiation pour tous. Ils sont nombreux à ne pas comprendre les enjeux de ce droit.

Ils sont nombreux à tenter d’étouffer l’émergence de ce droit pourtant porteur d’une liberté simple : la liberté de décision ouverte à tous, soutenue, maintenue, une liberté de projet et de sérénité.  Ils sont nombreux à le combattre déjà, parce qu’il vient contrarier leur modèle d’une société de servitude du plus grand nombre. Pourtant ce droit est fondamental. Il faut qu’il soit mieux compris par l’ensemble de la population.

Imaginez une seule situation : si vous êtes traîné(e) en justice, vous serez quoi qu’il en soit deux à devoir vous soumettre à la décision judiciaire. Si jamais vous êtes conduit à aller à en médiation, vous serez deux à prendre une libre décision. La différence est entre soumission et liberté. La différence est très nette, même si elle parait a priori difficilement concevable, parce que le modèle de servitude est une forte habitude. C’est là qu’il est indispensable d’avoir à faire à des médiateurs professionnels, comme il a été conçu une justice avec des magistrats professionnels. Dans ce domaine comme dans l’autre, l’amateurisme n’a jamais été une instrumentation satisfaisante. Pour faire face à la déjudiciarisation des affaires, il convient que des professionnels puissent intervenir.

Mais pour faire avancer cela, que faut-il savoir et comprendre ? La médiation est traversée par différents courants de pensée et lobbys. Les religions, qui se mêlent sans guère de succès depuis longtemps de se poser comme moyens de régulation des différends interpersonnels et des groupes, se sont imposées discrètement en médiation, jusqu’à implanter leurs théories dans les formations, au travers des Diplômes Universitaires (D.U.) que délivrent les établissements publics. Les courants juridico-moralistes, les idéologies des approches en psycho-sociologie sont également dans le sillage de la médiation et revendiquent sur ce champ d’action une autorité d’exercice.

L’initiative du développement du droit à la médiation est citoyenne, animée par les seuls professionnels de la médiation dont l’appartenance est laïque. L’ensemble des autres courants d’influence de la médiation s’opposent à ce droit parce qu’il remet en cause les rapports à l’autorité. Il existe en effet très clairement la médiation pour conformer les personnes, les faire obéir, et la médiation pour aider à décider de son projet, soit la médiation pour faire réfléchir.

Le symposium de la médiation professionnelle est l’occasion de promouvoir ce nouveau droit qui soutient l’exercice d’une citoyenneté responsable, avec, au lieu du système d’autorité qu’est l’appareil judiciaire civil, la médiation comme instrumentation de régulation des relations conflictuelles.

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