Est-il vraiment possible de viser la qualité de vie au travail et celle des conditions de travail sans qualité relationnelle?

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La qualité de vie au travail et l’amélioration des conditions de travail est devenue une préoccupation centrale pour de nombreuses organisations cherchant à améliorer le bien-être et la satisfaction de leurs employés. L’objectif des organisations est triple :

  • Amener les talents à les rejoindre;
  • Motiver les personnes dans leurs tâches, pour une meilleure performance des projets;
  • Retenir les talents.

Les organisations peuvent-elles véritablement atteindre cet objectif sans une qualité relationnelle solide ?

Que serait l’environnement de travail sans qualité relationnelle ?

Imaginons… même si ce n’est pas très difficile à faire tant ces situations sont fréquentes dans les organisations.

Un environnement de travail sans qualité dans les relations est un environnement où il y a des tensions entre les personnes.

Les conséquences pour les salariés sont nombreuses :

  • Désengagement des salariés;
  • Démotivation;
  • Absentéisme.

Les conséquences pour les organisations sont coûteuses :

  • Baisse de la productivité;
  • Baisse de la compétitivité;
  • Un coût salarial très élevé* pour la gestion de tensions.

Le travail devient alors synonyme de fardeau.

Les conflits en entreprise ont des impacts désastreux

Sans une dimension relationnelle, les problèmes s’accumulent, engendrant frustration, démotivation et même des conflits ouverts.

Vous pouvez alors assister à des phénomènes en cascade. C’est l’effet domino qui met les organisations dans la difficulté et les personnes dans l’inconfort : certains parlent de souffrance au travail.

Certaines entreprises tentent d’améliorer la QVCT par des moyens matériels, comme des espaces de détente ou des avantages financiers, en négligeant l’aspect humain des relations de travail. Bien que ces initiatives puissent temporairement améliorer le bien-être des employés, elles ne remplacent pas la nécessité d’un environnement de travail serein et harmonieux sur le plan relationnel.

Ne pas s’intéresser à la qualité des relations dans une équipe, c’est exclure un levier de réussite de votre organisation.

La Qualité Relationnelle : de quoi parlons-nous ?

Cette notion de qualité des relations, peut sembler saugrenue dans un premier temps.

En effet, vous être sûrement familiers de la notion de qualité des produits ou des services et des normes établies par l’AFNOR, mais n’avez peut-être jamais entendu parler de qualité relationnelle.

L’idée de la qualité relationnelle remonte à la fin des années 80 et a été initiée par Jean-Louis Lascoux. Il est à l’origine de ce terme et de ce qu’il revêt. Son objectif était de définir de façon rationnelle ce qui dégrade une relation et ce qui permet de la restaurer. Il a défini la qualité relationnelle, notamment avec ses applications au travail (la Qualité Relationnelle au Travail) et l’amélioration du dialogue social.

Aujourd’hui si ce terme est entré petit à petit dans le vocabulaire commun, il n’en reste pas moins que la Qualité Relationnelle est une affaire de professionnels. Elle est portée par les médiateurs professionnels, formées à l’EPMN aux outils d’Ingénierie Relationnelle.

La Qualité Relationnelle : que produit-elle ?

Quand vous apprenez à manier les outils de qualité relationnelle, vous apprenez à travailler avec vos collègues, même lorsque vous n’êtes pas d’accord avec eux, a priori.

Mettre de la qualité dans vos relations professionnelles, ce n’est pas avoir une relation amicale avec vos collègues.

C’est avoir les outils qui vous permettent de vous entendre et de contribuer au projet dans lequel vous êtes impliqué.

C’est savoir exprimer vos attentes et affirmer vos points de vue. C’est vous donner les moyens d’exprimer ce qui vous motive.

C’est établir des relations de confiance, propices à l’expression de la créativité.

C’est savoir exprimer de la reconnaissance aux uns et aux autres pour leur montrer en quoi ils ont contribué à votre projet, ou au contraire, en quoi leurs actions ont pu être contre-productives.

C’est savoir exprimer ses émotions, les réguler pour permettre une approche rationnelle des situations une approche qui permet d’avoir prise sur les situations et de mettre tout le monde d’accord.

La qualité relationnelle engendre elle aussi un effet en cascade, un effet domino contributif des projets des organisations.

Conclusion

Une bonne qualité relationnelle est essentielle pour instaurer un climat de confiance entre les personnes, élément crucial d’une meilleure communication au sein des équipes, un pré-requis à l’implication des salariés et un élément essentiel pour le bien-être des employés.

Il est difficile d’imaginer une QVCT satisfaisante dans un environnement où les relations interpersonnelles sont tendues ou inexistantes.

Les relations interpersonnelles influencent directement l’atmosphère de travail et la motivation des personnes. Sans un environnement relationnel serein, les efforts pour améliorer la QVCT risquent de rester superficiels et inefficaces.

En conclusion, viser la qualité de vie au travail sans investir dans la qualité relationnelle est une approche dont les résultats sont des plus hypothétiques. La QVCT est grandement facilitée par une base solide de relations interpersonnelles.

Pour les entreprises, cela implique de former les salariés à ce qui fait la Qualité Relationnelle, et donc à l’utilisation des outils d’ingénierie relationnelle.

* évalué en novembre 2021 à 152 Mrds d’Euros par OpinionWay, en collaboration avec les cabinets de conseil All Leaders Initiative et Topics.