Les médiateurs professionnels sont les promoteurs du droit à la médiation. Ce nouveau droit est une garantie pour les personnes pour qu’elles puissent participer aux décisions qui les concernent, voire qu’elles puissent les prendre dans une dynamique de projet. Pour exercer le droit à la médiation, il faut qu’il y ait des interlocuteurs crédibles au sein des organisations.

En ce sens, la mission de Frédéric Lauze n’est pas simple. Pour la légitimer, ce n’est pas compliqué : le nombre de doléances justifie à lui seul la fonction. Mais la posture nécessite une forte attention. Dans un environnement très hiérarchisé, où les salariés sont plus qu’ailleurs exposés aux différends des autres, ce nouveau médiateur est le repère de ce qui doit être le respect des personnes. Quand les conflits et les heurts font partie du quotidien professionnel, ce n’est pas toujours facile de s’y soustraire, voire de parvenir à ne pas inscrire la dynamique de l’affrontement comme une donnée relationnelle incontournable. Soucieux de performance, Frédéric Lauze a choisi de suivre une formation à l’EPMN afin de s’approprier la posture d’indépendance, de neutralité et d’impartialité, ainsi que pour adopter le référentiel de la qualité relationnelle et non de s’inscrire dans la “gestion des conflits”. Pour cette démarche dans laquelle il s’est fortement impliqué, on se souvient qu’il a reçu l’un des Espoirs de la médiation délivrés lors du Symposium de la médiation professionnelle en octobre 2013.

Début avril 2014, il a remis son premier rapport pour l’année 2013.  Bien sûr, il fallait s’y attendre : la manière de vivre le poids d’une telle organisation est au coeur des réclamations reçues.

Bien accueilli par les syndicats, il est soucieux de communiquer sur l’évolution des métiers de la police. Il n’est pas étonnant de le retrouver dans des magazines (Actupolice, le mag’, Août 2013, p.18,19 et 20, ou encore signalé sur des sites tel sos-fonctionnaire-victime.com). Il a de quoi faire et ses préconisations viennent soutenir la démarche qualité qui doit être engagée sur tous les plans : envisager des “alternatives” au recrutement et à la gestion centralisée des policiers pour éviter le turnover en région parisienne, faire de la “transparence” la règle en matière de diffusion des postes, améliorer la prévention des suicides…

“L’action du médiateur de la police nationale ne consiste pas à donner des leçons à l’administration qui gère quotidiennement la carrière de 143 000 agents. Il s’agit par la médiation de personnaliser et d’humaniser le traitement de la situation individuelle des agents”, rappelle Frédéric Lauze à la fin de son rapport.

Frédéric Lauze intervient lors de la matinale sur la médiation professionnelle interne, le 4 juin à Paris.

Sur la photo : de gauche à droite : Joël Specque, Jean Bouteloup, Bernard Valezy, Bénédicte Jaltier, Michel Ancillon, Frédéric Lauze, William Bigot, Richard Bousquet, Philippe Buchin, Monique Beaufils, Gilles Le Cam et Guillaume Chérier

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