La médiation professionnelle, quand il reste quand même la relation conflictuelle

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Jean-Louis Lascoux, Symposium 2019, Rennes. Il dit aux médiateurs professionnels : Ce que les spécialistes vous disent sur une situation ne doit pas vous influencer. Restez distant et regardez par vous même, en préservant votre doute rationnel... A toute fin utile.

Lorsqu’on vit la dégradation d’une relation que l’on souhaiterait pourtant préserver, on se dit qu’on peut encore faire quelque chose. On se retrouve en train de s’agiter autour d’un brasier en cherchant à l’éteindre. Et on l’anime, sans même nous en rendre compte. L’idée qu’il est bien trop tard s’impose et trône dans notre pensée. A rentrer dans un rapport de force, nous générons de la surenchère qui nous pousse dans une logique paradoxale. Désormais, nous avons plusieurs manières de faire :

  • nous laisser emporter par l’agressivité,
  • laisser les événements s’enquiller les uns derrière les autres en attendant notre tour
  • esquiver, s’échapper, fuir, en se disant qu’on reviendra peut-être ou que le destin se chargera de réparer les choses

L’esprit de vengeance reste. Il est prédateur. On ne s’en rend pas compte. Et le plus incroyable, c’est que nous ne nous en rendons pas compte. C’est un travers encore persistant dans l’humanité : j’ai appelé ça le fatalisme fonctionnel. Il intègre le fait de recourir à un tiers vengeur. On fait appel au juge. Il dit qui a tort qui a raison. Il prend la décision à votre place, à notre place. C’est une mise sous tutelle, un abandon de droit, une démission de liberté. Le contraire de tout ce que l’on recherche en réalité : la liberté. C’est ce qui se passe souvent dans la vie sociale, politique ou avec le système judiciaire. Jusque là, il n’y avait pas d’apprentissage scolaire pour faire face à ce genre de situation.

Maintenant, il existe une autre possibilité. Une voie nouvelle, moderne, performante : la Médiation Professionnelle avec toutes les techniques de l’ingénierie relationnelle.  Pour ceux qui connaîtraient, c’est de la rhétorique et de la dialectique bien améliorées. C’est à utiliser dans les relations, en tête à tête, en groupe, quand ça va bien, quand ça ne va pas trop ou quand il n’y a plus de qualité relationnelle. Dans ce dernier cas, ça demande tellement d’effort que, quand même, il vaut mieux faire appel à un tiers : un médiateur professionnel.

Pour aller vers ces objectifs, si vous êtes des professionnels de la gouvernance, des professionnels de la relation, de l’accompagnement, de la conduite de projet relationnel, formez-vous à la médiation professionnelle, discipline de la qualité relationnelle, ou quand les relations se dégradent, ne laissez pas les choses se détériorer plus encore, recourez à la médiation professionnelle, ou prescrivez la.

Un conflit n’est pas une contestation de règle ni une volonté de transgression, un conflit, c’est seulement une relation, rien d’autre qu’une relation dégradée. C’est dans ce champ de compétence qu’intervient le médiateur professionnel. Sa méthodologie n’est pas au service d’une autorité, du droit, d’une tradition, elle est précisément au service des relations. Elle permet d’intervenir dans tous les projets relationnels, pour les renforcer, les aménager ou les délier de manière consensuelle. Agir sans subir. C’est une pratique au service de la citoyenneté, une garantie pour les libertés individuelles. Elle offre l’opportunité de découvrir comment balayer les désagréments relationnels.

La difficulté à se faire entendre, à se faire comprendre, emporte certains vers l’agressivité. A l’origine, un sentiment violent, qui leur fait croire dans une force, mais en réalité ce n’est qu’impuissance. Ils ne font pas un choix, ils subissent la conflictualité comme une tradition sans fondement. Leurs émotions courbent leur raison. Cette allégeance ne fait que des victimes. Ils se retrouvent les jouets de leurs emportements. Ils ne sont plus maîtres d’eux mêmes et d’autres le deviennent à leur place.

Tous les conflits sont de même nature, sans surprise, des relations défaites laissées dans la friche relationnelle. Le manque de savoir faire comment ne pas subir pousse à en faire de la gestion plutôt que de la résolution ; on entretient le tapis de braises parce qu’on ne sait pas comment l’éteindre. Il se trouve toujours quelqu’un pour mettre cela à profit, aux dépends des autres.

L’objectif est de reconstruire ou de conduire les projets relationnels quels qu’en soient le contexte et l’orientation choisie. C’est une évolution des rapports à l’autorité et à la gouvernance : faire participer. C’est un choix hors de la soumission à la décision de tiers, un choix de confiance en soi et de sécurisation relationnelle.

Famille, voisinage, vie associative, entreprise, administration, relations clients, fournisseurs, associés, la Médiation Professionnelle vous propose une alternative pour soutenir le projet du mieux vivre ensemble.

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