La médiation sous haute surveillance en Angola

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João Maria Moreira de Sousa est Procureur général de la République d’Angola. En Novembre 2011, à l’occasion de la troisième Conférence National d’Avocats, il a exposé sa conception du métier d’avocat, qu’il a qualifié de pilier de l’État de Droit. Il a notamment insisté sur le fait qu’un avocat est un garant du droit et de la morale. Avec cette dernière, le représentant de la dictature angolaise a estimé que les avocats étaient les seuls professionnels qui peuvent assurer une médiation de conflits, capable de garantir les droits fondamentaux des citoyens.

Voilà donc une manière très claire de considérer l’espace de la médiation, placé dans l’étau de la morale en vigueur, sous l’œil du juriste, placé sous l’autorité d’un représentant de l’État.

Ce n’est certainement pas dans ces conditions qu’il est possible d’exercer une profession en toute indépendance, avec une posture d’impartialité, et dans la perspective d’un accord face auquel le médiateur pourra rester neutre…

De toute évidence, la liberté est pour longtemps encore un espoir en Angola.

Source . Angola Press