La nécessaire résolution des conflits en cas de séparation…

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La résidence alternée pose débat mais les débats sont parfois submergés par les affects des uns et des autres alors même que les propos ne sont que les ressentis de ce qu’ils vivent.

Je ne reviendrai pas sur les situations de chacun des participants, chacun a pu s’exprimer sur son ressenti. Mon propos ici sera de disséquer l’information pour exprimer mes ressentis sur le traitement du sujet.

Ce qui me marque ici c’est le traitement de l’information. Nous avons les ressentis de 2 parents sur leur situation réciproque (deux parents de familles différentes), les ressentis de deux enfants vivant la résidence alternée très différemment et enfin la parole d’un juge aux affaires familiales.

Ce traitement d’opposition est celui du traitement des dossiers juridiques par le principe du contradictoire, avec, au final, le rendu de la sentence par un juge. Quel que soit le vécu, la rédaction nous amène à juger ce que l’on voit et ce que l’on entend : dans le premier témoignage on a envie de juger positivement la situation et dans le second on a envie de dire que ça ne doit pas continuer et le juge de dire que quand un conflit patent et durable existe entre les parents, la résidence alternée n’est pas la solution.

Du jugement, du jugement, du jugement et donc, de la contrainte. On le voit notamment dans la deuxième situation où la résidence alternée a été imposée par le juge, sans mesure d’accompagnement, et qui se solde par un ressenti très négatif de la décision de justice.

Dans le premier témoignage, point de décision de justice, des parents, certes avec des a priori négatifs l’un sur l’autre, mais qui ont fait le choix du dialogue, de la reconnaissance mutuelle, ils ont cultivé l’altérité au service de la qualité relationnelle.

Ce cheminement, qui peut être fait naturellement, nécessite parfois un tiers impartial, neutre indépendant et respectant la confidentialité qui accompagnera les parents vers cette reconnaissance mutuelle afin que le choix qui sera le leur ne soit pas dicté par les affects, mais choisi pour la pertinence vis à vis de la situation actuelle et évolutive dans le futur par des mécanismes envisagés dès le départ et laissant la place à un nouvel accompagnement si une situation imprévisible venait ébranler cette co-construction amiable.

Accompagner des personnes dans la résolution des conflits et le changement ce sont les missions des médiateurs professionnels par la culture de l’altérité.