Les avocats demandent un développement de la médiation

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Du 16 au 30 mars 2012, les avocats du barreau de Paris ont répondu à une enquête intitulée “consultation présidentielle”. 5000 avocats ont répondu à cette consultation soit 20% des avocats inscrits au barreau, 10% de la profession au niveau national.

A la question “Êtes-vous favorable au développement des modes alternatifs de règlement des litiges (conciliation, médiation, arbitrage…) ?” 70% des avocats répondent : “oui”.

Un oui massif qui prouve l’intérêt pour la profession aux modes alternatifs de résolution de conflit. Les magistrats sont d’ores et déjà favorables, la création du Groupement Européen des Magistrats pour la Médiation en est une démonstration.

Contrairement à une idée encore répandue, la médiation ne perturbe pas le fonctionnement de la justice,. Elle en est même une alliée efficace, pour preuve l’étude sur la quantification du coût du non recours à la médiation en Europe qui fait état de bénéfices quelle que soit l’issue de la médiation. Dès 19% de taux de réussite des médiateurs il y a une baisse notable du temps de procédure et du coût global. Cette même étude fait état d’un taux de réussite des médiateurs de 85% (ce qui est encore au dessous de la réalité).

C’est un plébiscite que les citoyens eux mêmes revendiquent.

Et c’est là tout le paradoxe de la médiation : plébiscitée par les magistrats, les avocats et les citoyens, la médiation reste un recours peu connu et empreint de fausses idées qui jettent le trouble sur la nouvelle profession. L’amalgame entre “médiateurs” des services publiques, les médiateurs des conflits et les médiateurs professionnels , formés à une processus structuré de résolution des conflits en est peut être la cause.

La liberté individuelle passe par la possibilité d’avoir connaissance et recours à la médiation professionnelle, le prochain président pourra devenir celui qui offrit une liberté nouvelle aux citoyens, celle d’avoir le choix pour résoudre par eux-mêmes leurs conflits.

Pour lire les résultats complets de cette enquête : cliquer ici