La CGPME 31 et la médiation professionnelle

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CGPME 31

Le 29 janvier la médiation professionnelle, les huissiers de justice et la CGPME se sont rencontrés autour d’un petit déjeuner afin de promouvoir la médiation professionnelle.

La médiation professionnelle, comme souvent, était victime du flou qui entoure la médiation et de la communication encore trop limitée sur les différents courant de la médiation.

  • juridique – avec la réparation d’un préjudice ou la reconnaissance d’une responsabilité considérée parfois comme coupable,
  • religieux – avec le pardon d’une faute, d’un pêché,
  • psychologique – avec la thérapie pour obtenir une guérison,
  • et médiation professionnelle – avec l’apprentissage de nouveaux comportements face à un changement.

La définition du mot conflit est la clé de l’adéquation du professionnel à la situation.

Le mot conflit a été emprunté du latin conflictus qui signifie « lutte, combat » et de confligere qui signifie « heurter », « se heurter ». Un conflit peut être distingué d’autres types de différends :

  • une crise (latin crisis) présente une charge émotionnelle spontanée et d’une durée que l’on pense à priori courte ;
  • un contentieux – jusqu’au XVIIe siècle surtout au sens de « querelleur » – emprunté du latin contentiosus, « querelleur » et, dans la langue juridique, « litigieux, qui provoque la discussion », de contentio, « lutte »
  • un litige repose sur une question d’interprétation du droit combinée ou non avec des aspects techniques
  • un différend : désaccord, contestation entre deux ou plusieurs personnes sur des opinions ou sur des questions d’intérêts.

Un conflit présente l’ensemble des caractéristiques ci-dessus. Cette identification des composantes des conflits permet de comprendre qui fait quoi, dans quel domaine, dans quel but. Elle ouvre la voie à un travail mécanique des conflits et permet de mieux les appréhender…

La médiation professionnelle implique un changement de paradigme difficile à imaginer.

Culturellement, un conflit est traité en droit (l’élément juridique : le contrat), puis l’élément technique (la clause du contrat qui pose problème) et enfin l’émotion, le ressenti de la situation, est traité de manière accessoire, par un dédommagement… ce qui ne résout pas le conflit

La médiation professionnelle commence par s’occuper de la constante émotionnelle.

Pourquoi ?

Quel que soit le contrat, le conflit présente une charge émotionnelle importante à cause de la dégradation de la relation. A la signature du contrat, la confiance règne. A la première incartade, la défiance modifie la perception de la relation, petit à petit, bardée de surenchère, la méfiance prend le pas et transforme la relation en conflit.

La délégation Grand Sud Ouest de la médiation professionnelle a permis aux membres de la CGPME présents de s’approprier ces notions importantes et d’adhérer à la vision que nous leur avons proposé.

Jésus Rubio
Invité

Initiative intéressante, qui aurait mérité d’être mieux partagée.