La discussion sur la profession de médiateur est toujours d’actualité. Des personnes qui prétendent exercer en médiation, l’idée de la profession n’a pas fait son chemin, elles l’excluent d’ailleurs avec fermeté. Pourtant, la CPMN représente depuis plus de quinze ans maintenant cette profession dont le cadre se définit de plus en plus clairement. Dans le parcours de la décennie de la médiation, c’est l’année 2017, à Lille, qui a été retenue pour présenter le travail de clarification de la profession. Déjà, je présente ici quelques éléments de réflexion.

La profession, du latin professio (« déclaration, déclaration publique, action de se donner comme ») est le métier exercé par une personne. Soit une activité manuelle ou intellectuelle procurant un salaire, une rémunération, des revenus à celui qui l’exerce. Il constitue également un rôle social.

Une organisation syndicale des médiateurs, la CPMN, Chambre Professionnelle de la Médiation et de la Négociation. Cette organisation non gouvernementale affirme la réponse à un besoin social de renforcer l’exercice de la liberté au service de tous les citoyens et administrés.

Un métier : Un métier est d’abord l’exercice par une personne d’une activité dans un domaine professionnel, en vue d’une rémunération.

Un médiateur professionnel exerce un métier procurant une rémunération et ce métier constitue un rôle social. La médiation professionnelle a une histoire, une formation professionnelle reconnue, une organisation syndicale qui promeut et défend la profession.

Un médiateur professionnel exerce un métier procurant une rémunération.

La profession de médiateur n’est pas règlementée, les honoraires sont donc libres. Les compétences qui fondent le socle commun de notre profession, la pratique exigeante des savoirs et le respect d’un code d’éthique et de déontologie (le CODEOME) exigeant déterminent les tarifs que chacun de nous applique, sans oublier deux points, l’expérience acquise et le suivi de formations continues régulières, qui valorisent un tarif plancher légitime en début de carrière.

Ce métier, exercé par une personne, le médiateur professionnel, constitue une activité intellectuelle (comme les avocats, les juges, les consultants, etc) procure une rémunération à celui qui l’exerce.

Un médiateur professionnel a suivi une formation initiale et suit une formation continue.

Cette formation est le ciment de la profession, un médiateur professionnel formé il y a 10 ans en Martinique aura les mêmes pratiques, savoirs et savoirs-faire qu’un médiateur professionnel formé aujourd’hui en Côté d’Ivoire ou il y a 5 ans à Bordeaux. Cette formation est adaptée à la discipline dans laquelle il exerce : la qualité des relations.

Les études de droit amènent à agir au niveau juridique d’une relation, les études de psycho amènent à agir sur les causes intimes de l’état individuel des personnes.

Les études de médiateur professionnel amènent à agir sur la relation interpersonnelle, par la prise de conscience de ce qui est le fondement des relations : la confiance et la reconnaissance et par le cheminement vers l’altérité.

La profession de médiateur a un rôle social.

Les trois organisations de la médiation professionnelle
Les trois organisations de la médiation professionnelle

Le médiateur professionnel est un pédagogue, il transmet une partie de son savoir, afin de permettre à ceux qu’il accompagne, de suivre le chemin qui part de la culture d’adversité dans laquelle nous baignons culturellement (depuis tout petit, tout est compétition, comparaison, jugement, appréciation, nous sommes calibrés en fonction de normes établies, et parfois obsolètes), le médiateur professionnel, par une sorte de marche Aristotélicienne, accompagne vers l’altérité (c’est à dire, non pas la compréhension intime de l’autre, mais la reconnaissance de sa différence légitime et bien intentionnée).

Ce rôle social, il peut se décliner dans tous les domaines de la vie quotidienne, au niveau microscopique, le nôtre, qui constituons plus que le matériau de l’humanité, jusqu’au niveau macroscopique, aujourd’hui représenté par le niveau mondial des décisions, choix et objectifs mais demain qui sait… La médiation professionnelle accompagne les décisions vers plus de liberté, vers la destruction des dogmes qui emprisonnent notre créativité, notre liberté.

Si l’on devait classer les profession en fonction de leur action en faveur d’un des piliers de la République, la profession de médiateur serait promotrice de la liberté individuelle et de la reconnaissance mutuelle qui amène à la fraternité…

La médiation est une profession, et ceux qui pratiquent la médiation professionnelle promeuvent la liberté de décision et le droit à la médiation.

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