Pas de conflits de voisinage sans affects.

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3 histoires de voisins pour une conclusion, il n’y a pas de conflits de voisinages sans affects…
C’est en écoutant ces histoires particulières mais qui recèlent de vérités universelles que l’importance d’écrire est apparue.

La première histoire, à Bruxelles, entre des voisins l’un au dessus de l’autre, l’impression que l’autre fait exprès de faire du bruit et de l’autre côté que l’autre fait exprès de se plaindre… Un harcèlement ressenti qui finit par la vente de l’appartement du dessus et la mise en location de l’appartement du dessous (une fois que la voisine du dessus est partie, le problème persistait).adult-18728_1920

La deuxième histoire est l’histoire de femmes avec enfants qui rachètent une friche industrielle pour la transformer en lieux de vie. Les plans cadastraux des propriétés individuelles ne sont pas déposés et au gré de la dégradation de la relation sur des non dits et des maladresses, cet oubli réciproque se transforme en prétexte pour se venger de l’autre. Après plusieurs années de conflits, de procès, de cours de cassation, l’une des deux a vendu, l’autre trouve cette histoire regrettable mais finit son histoire par “c’est devenue une pauvre connasse”.

La troisième histoire a duré 4 ans, et n’est probablement pas finie. 4 ans de procès, en faisant intervenir le conciliateur local, le médiateur, la mairie, le notaire, les voisins.
Les arguments des voisins qui portent plainte systématiquement ne repose apparemment que sur des interprétations. M. Petit finit par dire “ces affaires sont des accidents de vie, mauvaise rencontre comme on peut en faire sur la route, que peut on dire à des gens qui délirent ?”

L’insupportable contraint, la dégradation de la relation par les non-dits et les mal-dits, les interprétations. Tout est réuni, la définition même du conflit sur lequel interviennent les médiateurs professionnels est présente. Un conflit judiciarisable dans lequel l’affect prend une place prépondérante et qui interdit aux personnes de pouvoir discuter et construire ensemble.

On en vient à une conclusion inévitable : il n’y a pas de conflit de voisinage sans affect, ni de solution sans médiateur professionnel quand un tiers est nécessaire.