18 juin 2021 : le virus de la liberté, l’avocat et le médiateur

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La médiation professionnelle est un soutien à la liberté de décision. Lorsque cette idée de relation entre la médiation et la liberté est nouvelle pour les personnes, elle est perçue comme complexe. Certains considèrent même que le droit à la médiation est une atteinte à la liberté.

Mais qu’il y a t il de complexe dans la recherche d’avoir des relations de qualité ? Il y a des idées fausses transmises depuis plusieurs siècles dans l’éducation et c’est ce qui apparaît faire le plus obstacle dans la gouvernance actuelle.

Pour commencer, je suis parti d’une observation : pour qu’un conflit soit résolu, il faut que les protagonistes aient une réflexion sur le qualité de leur relation, parfois sur le sens de la vie. Dès lors, le médiateur ne saurait être un spécialiste d’une technicité autre que la relation. Si vous savez maintenir la qualité relationnelle, le reste n’est qu’une affaire d’imagination, de créativité, d’innovation. A croire cependant que la chose n’est pas simple. Et c’est là qu’intervient le médiateur professionnel.

Je reprends : s’il y a des divergences sur un aspect technique (affectation financière, usage d’un bien, répartition d’une propriété, qualité d’un service ou d’un produit, nuisance de voisinage, désaccord sur des méthodes de travail…), c’est une affaire de créativité. L’erreur est dans l’affectivisation, ou l’émotionnalisation si vous voulez.

Le médiateur doit savoir intervenir pour accompagner l’instauration d’une recherche créative. Simultanément, il doit avoir acquis un savoir faire pour déployer une pratique de transmission du référentiel de la qualité relationnelle.

Si vous me suivez bien, l’expertise de la médiation professionnelle et de l’ingénierie relationnelle est de participer au développement d’une forme de management centrée sur la relation contributive, en ce sens où les participants à l’élaboration d’un projet font des choix d’implication pour entretenir une dynamique.

Un objectif de la médiation professionnel : la Liberté

Concevoir la profession de médiateur placée sous une tutelle témoigne d’une forme d’esprit : celle de la servitude volontaire. Ce vieil héritage de la modélisation d’une hiérarchie sociétale et universelle est si ancré que l’ensemble de l’humanité a encore bien des difficultés à secouer ce gros manteau culturel pesant.

Dans cette période taquine, dirais-je, pour l’exercice des libertés, il est important de faire le point. Il y a ceux qui disent qu’on nous allons vers un système autoritaire et ceux qui sont ravis de la tournure des évènements et des décisions prises par les décisionnaires politiques et sanitaires.

Avec Carlo Brusa, Edith Delbreil, je vais vous proposer un autre regard pour pouvoir poursuivre notre existence dans le même élan de liberté que nous avons reçu depuis plusieurs générations, après la guerre de 1939-1945.

Rendez-vous ce 18 juin 2021, de 14:00 à 15:00 (H-Paris)

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"Je prends de l’avance sur les générations futures." Chercheur en Ingénierie relationnelle et médiation professionnelle - CREISIR. Directeur de publication de L'Officiel de la Médiation, initiateur de la Médiation Professionnelle et du droit à la médiation, auteur de "Pratique de la médiation professionnelle" (ESF Sciences Humaines), du Dictionnaire de la Médiation (ESF sciences Humaines), de "Et tu deviendras médiateur et peut-être philosophe" (Médiateurs Ed.), Président de l'EPMN. "... La vie ne m’a pas déçu ! Je la trouve au contraire d’année en année plus riche, plus désirable et plus mystérieuse..." Friedrich Nietzsche, Le gai savoir, aphorisme 324, 1882