Questions éthiques et affirmations morales

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C’est quoi l’éthique ? En tout cas, ce n’est pas la morale. Nous pouvons également nous poser la question de savoir ce qu’est une idéologie ou une croyance ? En tout cas, ce n’est pas de la philosophie.

Lorsque l’on transforme les hypothèses en dogmes, on sort de l’éthique autant que de la philosophie et on entre dans la morale et l’idéologie.

Dans le même ordre d’idées, il y a autant de différences entre :

  • le dressage ou le conditionnement et l’éducation ou l’instruction qu’entre la philosophie et une religion par exemple, qu’entre l’éthique et la morale ;
  • un système arbitraire et un système de promotion de la libre décision ;
  • la notion de contrat social et celle d’entente sociale.

Je propose donc une lecture de la chose : la philosophie est à l’éthique ce que la morale est aux idéologies et aux religions.

Autrement dit, l’éthique est à la morale ce que la philosophie est aux croyances et idéologies.

Hé bien là où l’éthique cherche à inclure, à anticiper, permet de questionner, là où la philosophie doute, réfléchit, la morale, les croyances et idéologies interprètent, affirment, excluent…

Un exemple thématique ? Allons-y avec du lourd : L’origine du monde … Non, pas le délicieux tableau de Courbet, le questionnement en lui-même. Voyons cela…

Les religions apportent des réponses, des affirmations, des certitudes, en retirent des règles, des dogmes ; la philosophie reprend jusqu’à la question : le monde aurait-il réellement une origine. Et si le monde n’avait pas de moment zéro ? Pas de début, pas de commencement, pas de big-bang…

La philosophie supporte une question sans réponse, comme l’évidence de notre vie dont on n’aura jamais connu le début du film ni nous ne connaîtrons la fin. La religion ne supporte pas l’absence de réponse : ses fidèles cherchent à imposer leurs conceptions.

C’est la grande différence entre éthique et morale : le questionnement reste dans la démarche de la première tandis que les affirmations, des élucubrations sont utilisées par l’autre.

Cette instrumentation que je vous propose peut vous permettre d’élargir votre discernement. C’est ici par exemple que je vous montre de manière claire la différence entre le doute rationnel (tout ce qu’il y a de plus logique) et le doute émotionnel (fait de de craintes, de peurs, d’inquiétudes…)

Conclusion ? Il pourrait bien être opportun de dissocier l’amalgame fait entre philosophie et idéologies…

Les formateurs qui prétendent conjuguer l’enseignement des religions comme des vérités possibles habillées de questionnements philosophiques seraient bien inspirés de puiser dans cet outil de réciprocité…

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