Aux confins de la liberté…

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Restons libres ! Certes nous sommes en confinement imposé ! Notre liberté de mouvement est strictement limitée et le moindre écart peut nous coûter cher et va nous coûter de plus en plus cher – l’augmentation du prix des procès verbaux en est la preuve.

Mais…

Personne ne peut décider pour nous de la façon que nous vivons, en nous, intérieurement, personnellement, ce confinement imposé.

Il est question ici de la distanciation par rapport à une situation, de la façon que nous nous impliquons émotionnellement dans l’événement du moment. Tout le monde n’a pas, spontanément, la même capacité à prendre du recul face au flot d’informations qui se déverse sur nos écrans. Pourtant cette prise de distance a des conséquences très importantes sur notre vie.

Certains vont rester toute la journée sur les réseaux sociaux ou devant la télé à la recherche des informations le plus souvent alarmantes qui tendent à prouver que la situation sanitaire est catastrophique, qu’elle va être de plus en plus grave et que des centaines de milliers de personnes vont mourir faute d’accès aux soins nécessaires.

D’autres vont profiter de ce temps de répit pour se reposer, lire, aller chercher de l’information en dehors des médias mainstream, réfléchir posément, comparer l’information, profiter de la vie de famille, prendre le temps de faire ce qu’ils n’avaient pas le temps de faire avant.

Il s’agit ici, des conséquences d’une posture associées à un phénomène de surenchère qui va nous amener à toujours valider ce que nous tenons pour vrai. Ainsi nous serons toujours à la recherche de plus d’informations qui seront des preuves supplémentaires confortant notre point de vue.

Si nous regardons, lisons, écoutons les informations déroulées sur les écrans toute la journée sur le nombre de morts, la dangerosité de cette crise sanitaire, l’exponentialité de sa propagation, nous développons, en nous, des émotions qui génèrent de la peur. Elles développent du stress, de l’anxiété avec des somatisations désagréables. Les maux de tête arrivent. Puis, de la tachycardie, des crise d’angoisse etc… Enfin, sans ordre précis, nous subissons et faisons subir des conséquences délétères sur nos relations (énervement, disputes, conflits…). La peur est une émotion transmissible mais c’est également à l’échelon individuel qu’elle peut être enrayée.

Si, a contrario, consciemment nous choisissons de ne pas céder à la panique, de sélectionner l’information, de profiter de cette situation inédite pour expérimenter, vivre autrement, réfléchir à notre posture présente et future, de jouir de moments de communication avec les nôtres, tout en respectant les consignes de sécurité, alors nous envoyons des signaux à notre cerveau qui sera notre meilleur collaborateur pour nous aider à valider notre posture de distanciation. Les effets seront immédiats ; plus de sérénité, plus de bien être, plus d’harmonie, plus de joie partagée !

Nous avons donc un choix à faire ; nous pouvons continuer à rechercher et partager de l’information anxiogène ou faire de ce confinement imposé un moment unique de retour sur soi, de réflexion sur ce qui est important pour soi et les siens.

Certes nous sommes en confinement imposé, mais personne ne peut entraver notre liberté intérieure !